Une histoire

un lieu

Notre maison est dans la famille
DEPUIS 3 GÉNÉRATIONS

histoire

Hier

C’était en 1931, date d’acquisition de la maison et du commerce par mes grands-parents maternels : André et Alice Damon.

Un grand-père coiffeur et sabotier aidé par ma grand-mère. Le café coiffeur était lieu de rencontres ; les uns venaient se faire couper les cheveux, les autres refaisaient le monde autour » d’une chopine de vin rouge ou de vin blanc ». Le bourg était vivant et comptait près de mille âmes ; de nombreux commerçants et artisans y travaillaient.

Le Bistrot, comme on l’appelait, a toujours été un endroit où l’on prenait plaisir à se retrouver ; il n’était pas rare de voir commencer des parties de belote en fin d’après-midi et finir tard le soir, tout en se faisant couper les cheveux. Mes grands-parents étaient des gens gais, généreux et tout Amour. Mon grand-père a coupé des cheveux et servi ses clients jusqu’à fin 1976 ; nous avions souvent de très belles discussions tous les deux et j’étais fière de l’aider.

Lorsqu’il nous a quitté, ma grand-mère a repris seule l’activité du café et s’est remise aux fourneaux pour le plus grand bonheur des ouvriers du secteur. Certains se souviennent encore, et chacun d’entre nous ne peut oublier ses inimitables tartes aux pommes cuites dans le four de la cuisinière à bois, ses crèmes à la vanille et ses charlottes !! Elle a cuisiné jusqu’à 80 ans passés !

Quel bonheur pour moi de l’aider en service pendant mes vacances scolaires. Du travail certes, mais des instants magiques, une complicité à toute épreuve et de la malice !!!!!

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Aujourd'hui

C’est la mise en place d’un projet fou pour faire revivre un commerce! A 51 ans entourée par d’excellents conseillers, la Chambre de Commerce et d’Industrie de la Nièvre, Philippe Gobet, la Boutique de Gestion Guillaume Mazoire et Véronique Foin, je repars à l’école pour prendre des cours de cuisine. Me voilà entourée de jeunes de 15 à 22 ans et d’un Chef en Or : Martial Bougrat.

L’expérience de 6 mois au CFA de Marzy m’a permis d’appréhender « plus sereinement » l’ouverture de « mon BistrÔ ». Je garde précieusement en mémoire la réflexion de Franck, jeune cuisinier, me disant « Mais Anne vous êtes folle, toute seule vous n’y arriverez jamais ».Il faut probablement une grande part «de folie » mais je l’ai fait. Le BistrÔ à malices a ouvert le 11 mars 2011.

Quelle émotion en rangeant les verres dans leur petit meuble d’origine, et de voir cette salle de café renaître. La photo de mes grands-parents est dans la salle ; ils veillent ! Pourquoi ce nom ? J’ai toujours entendu dire« le bistrot » quand j’étais enfant ; dans malices il y a le prénom de ma grand-mère et mon grand-père avait un coté malicieux ! Les ingrédients étaient réunis.

Je n’oublie pas le soutien indéfectible de mes parents qui continuent de m’aider ; sans eux le projet aurait difficilement vu le jour. La mise aux normes du BistrÔ à malices a pu se faire grâce au savoir-faire, et aux conseils précieux des artisans qui ont œuvré pendant plus de 2 mois dans la salle. Je les ai soutenus moralement en leur préparant des gâteaux ! Et je ne manque pas de faire leur publicité tant ils ont bien travaillé ! Merci à mes amis qui sont venus spontanément m’aider et me soutenir.

Merci à Monsieur le Maire de Champlemy, René Faust pour ses encouragements et son soutien. Clin d’œil à mes enfants qui craignaient de me voir m’enterrer au bout du monde … Votre maman survit et vous a prouvé que même dans un petit village on peut s’entourer d’une très belle clientèle internationale. Il n’est pas rare d’entendre parler anglais, américain, néerlandais, allemand au BistrÔ à malices .Nos amis Belges, Danois, Suédois, Hollandais, Suisses, Italiens, Australiens, Américains, Canadiens, aiment se retrouver dans cette petite salle chaleureuse au contact de ma clientèle française surprise, amusée et intéressée.